La Côte d’Ivoire : moteur de résilience et d’émergence en Afrique de l’Ouest

Par Nasuba Africa Economie 2025

La Côte d’Ivoire confirme son statut de locomotive économique en Afrique de l’Ouest. Grâce à une stratégie de transformation structurelle audacieuse, le pays consolide sa croissance, renforce sa gouvernance financière et attire les investisseurs internationaux.

Une croissance soutenue malgré les chocs

Selon les autorités ivoiriennes, le PIB de la Côte d’Ivoire devrait croître de 6,1 % en 2024, illustrant la robustesse de son modèle macroéconomique.  Certains médias annoncent même un taux autour de 7,2 %, porté par une forte contribution des secteurs primaire, secondaire et tertiaire.  En 2023, l’économie ivoirienne avait déjà affiché une croissance de 6,5 %

Pour 2025, le président Alassane Ouattara a annoncé un objectif ambitieux de 7,0 % de croissance. 

Des fondamentaux macroéconomiques solides

La Côte d’Ivoire mise sur une gestion rigoureuse : la dette publique reste maîtrisée, avec un ratio dette/PIB estimé à 56 % en 2024, nettement en dessous du seuil communautaire de l’UEMOA (70 %). 

Par ailleurs, la Banque mondiale souligne que pour rendre sa croissance plus inclusive, le pays doit encore renforcer la mobilisation de ses recettes fiscales. Selon son dernier rapport, un accroissement des recettes fiscales pourrait stimuler la croissance de 1 à 2 points par an, tout en finançant des investissements stratégiques. 

Des réformes structurelles pour une économie diversifiée

Le Plan National de Développement (PND 2021-2025) est au cœur de la stratégie ivoirienne. Selon la Direction générale du Trésor, sur un objectif d’investissement de 59 milliards d’euros, environ 45,5 milliards avaient déjà été mobilisés à fin 2024, soulignant la contribution majeure du secteur privé. 

La diversification économique progresse : la Côte d’Ivoire améliore ses capacités dans l’agro-industrie, les services, et les nouvelles ressources naturelles. Un exemple clé : la découverte d’un gisement pétrolier offshore à Calao et d’un gisement aurifère « de classe mondiale » à Tanda, qui pourraient transformer les exportations et la valeur ajoutée locale. 

Un levier fiscal : la mobilisation des recettes internes

Selon le dernier rapport de la Banque mondiale, l’augmentation des recettes fiscales est un levier central pour rendre la croissance ivoirienne plus inclusive. Le rapport estime que porter les recettes fiscales à plus de 15 % du PIB pourrait non seulement soutenir la croissance, mais aussi permettre de financer des investissements dans l’éducation, la santé et les infrastructures. 

Perspectives et défis

La Banque africaine de développement (BAD) se montre optimiste : elle anticipe un taux de croissance autour de 6,3 % pour la période 2025-2026, reflétant la confiance des partenaires financiers dans le modèle ivoirien. 

Pour autant, des défis restent présents : si la Côte d’Ivoire affiche des performances macroéconomiques impressionnantes, elle doit cependant poursuivre ses efforts en matière d’inclusion sociale, de réduction des inégalités géographiques et du renforcement des institutions, notamment en vue des prochaines échéances politiques. 

Une ambition de long terme : inclusion, durabilité, souveraineté

En s’appuyant sur une croissance structurelle, une gouvernance financière rigoureuse et des ressources naturelles stratégiques, la Côte d’Ivoire entend non seulement rester un pilier régional, mais aussi transformer sa dynamique en prospérité partagée. En investissant dans l’agro-industrie, les infrastructures, et en renforçant ses recettes fiscales, le pays cherche à bâtir un modèle durable — à la fois compétitif, inclusive et résilient.

Cabinet de conseil en affaires publiques et communication stratégique, Nasuba Africa accompagne les décideurs à chaque moment-clé de leur influence.

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